Par Marc Giron - le 31 août 2010 à 14:20

Les assurances-vie arrivent elles aussi dans le collimateur du gouvernement, dans le cadre de sa chasse aux niches fiscales.

Plus d'un milliard d'avance en trésorerie de l'Etat peut être obtenu par une réforme du statut de ces placements privilégiés. Cette réforme va-t-elle favoriser encore un peu plus le livret d'épargne, après la hausse du taux de rémunération de un demi-point le 1er Août dernier ?

Jusqu'à présent, les prélèvements sociaux (contribution sociale généralisée et remboursement de la dette sociale) n'étaient effectués qu'en fin de contrat pour les assurances-vie multisupports, à support Euros et à support actions.

La réforme consistera à effectuer ces prélèvements sociaux à la fin de chaque année civile, soit au 31 décembre de chacune des années du contrat. Ce qui se faisait déjà pour ceux qui n'ont que le support Euros.

Ces avantages consentis aux contrats multisupports ont été qualifiés par le Premier Ministre d' 'anomalies' et figurent désormais dans sa ligne de mire, d'autant qu'ils représentent pas moins de dix pour cent du montant du coût pour l'Etat des niches fiscales sur l'épargne financière.

La bonne nouvelle pour les épargnants, c'est la promesse du gouvernement de ne pas toucher (encore) au livret A, le livret d'épargne préféré des Français.

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